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Comment l'ISS a-t-elle été construite ?

La Station spatiale internationale (ISS) est une merveille de technologie qui a permis de réaliser un grand nombre de recherches et d'expériences dans l'espace, mais c'est surtout un symbole de paix, de coopération et de développement. Sa construction et son lancement ont débuté en 1998, avec la participation de plusieurs agences spatiales internationales telles que la NASA (États-Unis), Roscosmos (Russie), l'ESA (Europe), la JAXA (Japon) et l'ASC (Canada). Le processus s'est déroulé en plusieurs étapes distinctes, de la construction des modules sur terre à l'assemblage dans l'espace, pour aboutir à la création de cette station orbitale emblématique.

 


1. Modules initiaux


Les modules Zarya (à gauche) et Unity (à droite) amarrées ensemble, source : saf-astronomie.fr

L'histoire de l'ISS a commencé avec le lancement de son premier module, Zarya, qui a été envoyé dans l'espace le 20 novembre 1998 depuis le Kazakhstan par une fusée Proton, une fusée soviétique lourde capable de transporter 22 tonnes de charge utile. Zarya faisait office de bloc cargo fonctionnel et de module de propulsion. Peu après, en décembre 1998, Unity, le second module, a été envoyé par la navette spatiale Endeavour de la NASA lors de la mission STS-88. Unity et Zarya se sont amarrés l'un à l'autre à l'aide du bras robotique de la navette spatiale après un rendez-vous dans l'espace, formant ainsi le cadre initial de l'ISS.



2. Expansion de la structure


Au fil des ans, des modules supplémentaires ont été ajoutés, augmentant ainsi les capacités de la station. Des modules tels que Zvezda, destiné aux quartiers d'habitation et aux systèmes de survie, ont été lancés par Roscosmos en juillet 2000. Des missions ultérieures de la navette ont ajouté des modules tels que la structure Z1, PMA-1 et PMA-2, ainsi que des éléments essentiels tels que le sas Quest pour les activités extravéhiculaires. Ces modules ont été principalement construits par les Américains et les Russes, ce qui a donné lieu à une contribution majeure des États-Unis et de la Russie, qui a été essentielle et a permis la réalisation de ce projet extraordinaire. Aujourd'hui, l'ISS est composée de 19 modules, dont des modules d'expérimentation, d'observation, de logistique, d'approvisionnement et d'hébergement. L'assemblage de l'ISS a nécessité une coordination minutieuse entre les astronautes en mission et les opérateurs au sol. Chaque module a été positionné avec précision et connecté aux autres composants de la station à l'aide de bras robotisés et de sorties extravéhiculaires.


Le Canadarm et le Canadarm2 travaillant ensemble pour décharger la cargaison de la soute de la navette spatiale Endeavour, source : asc-csa.gc.ca


3. Contributions internationales


Les Européens, les Japonais et les Canadiens ont surtout contribué aux nouvelles technologies et aux expériences. Par exemple, ils ont réalisé les laboratoires européen Columbus et japonais Kibō qui ont été intégrés à l'ISS lors des vols de la NASA entre 2008 et 2009. Cela a permis d'étendre les capacités de recherche de la station. Ces ajouts ont été suivis en 2010 par l'intégration du module européen Tranquility, qui fournit des systèmes vitaux de survie, et du module d'observation Cupola, qui offre une vue impressionnante de la Terre. Les Canadiens ont surtout contribué avec leur Canadarm, un bras robotique qui a été utilisé pour la première fois sur les navettes spatiales et qui a été implanté sur l'ISS en 2001. Il aide les astronautes à entretenir et à réparer la station spatiale, ainsi qu'à effectuer des missions extravéhiculaires.


Tous les modules de l’ISS, source : dlr.de

 

4. Méthodes de lancement


Les lancements de modules et d'équipements vers l'ISS ont été principalement effectués à l'aide des navettes spatiales de la NASA, les Space Shuttle Atlantis, Endeavour et Discovery, qui ont joué un rôle crucial dans l'assemblage de l'ISS et ont effectué une quarantaine de lancements. Ces navettes ont été chargées de missions spécifiques pour livrer des modules, des composants et des membres d'équipage à la station, car elles peuvent transporter de grandes charges utiles (16,4 tonnes) dans leurs soutes et faciliter les missions avec équipage pour les tâches d'assemblage et de maintenance grâce à leur Canadarm. La Russie a également utilisé de nombreuses fusées Proton pour lancer ses modules et composants vers l'ISS, en particulier les premiers. Le vaisseau spatial Soyouz a également joué un rôle important dans le transport du fret et de l'équipage vers et depuis l'ISS et est toujours utilisé aujourd'hui. Il transporte des fournitures, des équipements et des charges utiles scientifiques pour soutenir les opérations en cours de la station.

 

Les 5 navettes spatiales américaines, source : en.wikipedia.org
La fusée Proton, source : en.wikipedia.org
La fusée Soyuz, source : fr.wikipedia.org

 

               Aujourd'hui, la Station spatiale internationale est pleinement opérationnelle et représente un grand succès. Cependant, son coût annuel très élevé (entre 3 et 4 milliards de dollars) et son âge croissant poussent les pays partenaires à vouloir mettre fin au programme. À l'heure actuelle, la Russie a annoncé qu'elle maintiendrait son segment de l'ISS jusqu'en 2028, tandis que les autres pays souhaitent la maintenir opérationnelle jusqu'en 2030 au moins. À la fin de sa durée de vie opérationnelle, l'ISS devrait être désorbitée près du point NEMO, le point sur Terre le plus éloigné de toute terre habitée, dans l'océan Pacifique, afin d'éviter tout dommage aux zones urbaines.

 


SOURCES :


-        CANADA.CA, “Historique des vols du Canadarm” :


-        ESA, “Building the International Space Station” :


-        ISS National Laboratory, “The ISS Engineering Feat: Design” :


-        NASA, “20 Years Ago, Construction Began on the International Space Station” :


-        Société Astronomique de France, “Le début de la construction de l’ISS avec les modules Zaya et Unity” :

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