Rover Viper, un élément clé pour la survie sur la Lune


Où trouver de l’eau ? C’est là l’une des questions primordiales que l’on se pose lorsque l’on tente de survivre loin de toute civilisation. C’est donc pour cela que la NASA décida de construire le rover VIPER. Son rôle : explorer le pôle sud de la Lune afin de trouver les ressources nécessaires aux futurs colons.


Qu’est-ce que signifie VIPER et quel est son rôle dans la colonisation de la Lune ?


VIPER est un acronyme pour Volatiles Investigating Polar Exploration Rover. Comme son nom l’indique ce rover explorera et investiguera l’un des pôles de la Lune. En effet, VIPER sera envoyé fin 2022, la même année que la mission Artémis II, en tant qu’éclaireur, pendant environ 100 jours, pour les prochains astronautes qui poseront le pied sur la Lune durant la mission Artémis III prévu en 2024.

Le rôle de VIPER dans la colonisation de la Lune est de cartographier l’emplacement de l’eau au pôle sud de la Lune pour l’extraire mais aussi de déterminer la quantité d’eau disponible à l’extraction. L’eau est une ressource importante pour les astronautes qui vivront sur le sol lunaire mais aussi pour les futurs colons. En effet, l’eau étant composée d’oxygène et d’hydrogène, elle peut alors être extraite puis convertie en carburant ou tout simplement en oxygène pour respirer.


Petit point historique


Il sera le quatrième rover américain à toucher le sol lunaire ainsi que le cinquième rover lunaire automatisé. En outre il est le premier rover états-unien à être envoyé sur la Lune depuis les missions Apollo 15, 16 et 17 datant des années 1970.


Quelles sont ses caractéristiques ?


Le rover VIPER est un astromobile ayant des dimensions similaires à une voiture de golf, pesant environ 250 kg et dont le coût est estimé à environ 250 millions de dollars US selon la NASA.

Quant à l’extraction d’échantillons de sol et l’analyse de ces derniers, le rover sera équipé de 4 instruments : NSS, Trident, MSolo et NIRVSS.



Concernant l’alimentation de VIPER, le rover sera alimenté à la fois par les énergies solaire et électrique. Le rover sera capable de fonctionner environ 96 heures sur le côté obscur de la Lune.


Qui est concerné par ce projet ?

Pour commencer, VIPER fait partie du programme de découverte et d’exploration de la Lune dirigé par le siège de la NASA basé à Washington. Ainsi, c’est le centre de recherche de la NASA, Ames qui gère le projet VIPER. Le centre s’occupe de l’aspect scientifique du projet, du développement des logiciels, de la conception des systèmes ainsi que des opérations du rover une fois qu’il sera posé sur la Lune.

En ce qui concerne les composants du rover, ils sont conçus au Johnson Space Center, à Houston, alors que les instruments cités précédemment eux sont développés par Ames, le Kennedy Space Center en Floride ainsi que par Honeybee Robotics, une entreprise de technologie spatiale et de robotique. Quant à l’atterrissage et le lancement de VIPER sur la Lune, les véhicules seront gérés par le CLPS (Commercial Lunar Payload Services), un programme de la NASA qui sous-traite auprès de sociétés privées le transport d'instruments scientifiques sur le sol lunaire.

Quel est l’origine de cet intérêt pour l’eau sur les autres planètes ?

Il y a quelques temps, la sonde Messenger de la NASA a permis à des scientifiques de confirmer la présence de glace d’eau sur Mercure alors que cette planète est la plus proche du Soleil. L’eau, sous forme de glace, était située au fond des cratères aux pôles de la planète. Par conséquent cette glace est abritée de la lumière et conservée à de très basses températures.


Les similarités de Mercure et de la Lune

Après la confirmation par la sonde LCROSS, lancée en 2009, de la présence d’eau dans les cratères du pôle sud de la Lune, des chercheurs de l’université de Californie aux Etats-Unis ont décidé de mettre en lien les cratères de la surface de Mercure et ceux du sol lunaire.

Selon eux, les deux pôles de ces planètes abritent un « environnement thermique et une tendance morphologique similaires » qui permettraient ainsi à la Lune de renfermer d’énormes quantités de glace. Selon les estimations, 100 millions de tonne de glace d’eau seraient renfermées sur notre satellite naturel.

Néanmoins cette ressource semblerait être éphémère. En effet, à cause des météorites qui touchent le pôle sud mais aussi des vents solaires, la glace présente serait sublimée, passant de l’état solide à un état gazeux, puis éliminée.


Crédit photo : Nasa

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