Tuto rapide de l’astrophotographie planétaire

Qui n’a jamais rêvé d’observer les astres de notre système solaire ou des nébuleuses ? De nos jours plus que jamais, nous pouvons les observer et les capturer. Nous allons ainsi explorer cette profession, mais qui peut être aussi une passion, plus spécifiquement à travers la photographie planétaire, en partant de quelques questions de base : que prendre en photo ? Que faire lors des captures sur place et après la séance de capture ?


La préparation


Afin d’obtenir de bonnes photos, une préparation adéquate est nécessaire ; il faut tout d’abord savoir ce que vous voulez capturer : la voie lactée entière, un time-lapse, les planètes, la Lune, des nébuleuses ou même des galaxies. Chaque objet demande une préparation et un équipement optimal différent. Pour un time-lapse (vidéo accélérée) ou une photo de la voie lactée, un appareil photo simple ou grand angle est recommandé. Une monture équatoriale de suivi est possible pour capter plus de lumière sans filet d’étoiles et avoir plus de détails.

Pour les planètes, un télescope est conseillé afin de capter les détails. Plus le télescope a un diamètre élevé, plus il a une grande capacité à capter la lumière de l’astre. Plus de lumière veut dire plus de détails, en plus d’une meilleure facilité à distinguer les objets plus sombres comme les nébuleuses, galaxies ou les lunes des autres planètes.

Pour l’astrophotographie planétaire une monture motorisée n’est pas obligatoire mais facilite grandement le suivi de l’astre, surtout pour un télescope avec une grande focale (la focale étant la distance que parcours la lumière dans le télescope). Car plus la focale est grande plus le télescope grossit l’image et l’astre se déplacera plus vite dans le champ de vision et donc vous devrez réaligner le télescope plus souvent.

Une fois tout cela pris en compte la dernière préparation est de savoir quand et où partir à l’aventure, les meilleurs endroits sont bien sûr les endroits avec le moins de pollution lumineuse et les plus haut possibles. Et tout simplement, pour savoir quand prendre des photos, les meilleurs moments sont lorsqu’il n’y a pas beaucoup de nuages ni de vent, lorsque le ou les objets que vous voulez photographier sont au plus haut dans le ciel, et lorsque que les perturbations atmosphériques sont au minimum, c’est-à-dire lors d’un anticyclone. Pour savoir où sont les astres vous pouvez utiliser des cartes du ciel ou des applications telle que Stellarium. En dernier, pour photographier des astres sombres, faites attention à la position et à la phase de la Lune, elle réduit le contraste entre le fond cosmique et l’objet visé.

Sur place



Vous y êtes, la première chose à faire est de s’installer, si vous avez une monture azimutale, mettez là à niveau avec un niveau à bulle ou électronique. Si vous avez une monture équatoriale, mettez-la à niveau, et faite la mise en station, c’est-à-dire faites en sorte que votre axe d’ascension droite soit aligné avec l’axe de rotation de la Terre. Ensuite visez une étoile brillante ou votre astre pour faire le focus. Si vous avez un masque de Bahtinov faites en sorte que la raie centrale émanant d’une étoile soit au milieu des deux autres.

Une fois l’installation terminée, vous pouvez commencer votre séance de capture, en astrophotographie planétaire, le moyen le plus simple pour avoir de bons résultats est de prendre beaucoup de photos, ou plus simplement des vidéos de l’astre que vous voulez. On empilera ces images plus tard pour avoir un résultat final net.

C’est ici que le télescope ou l’objectif de votre appareil compte, si vous avez une plus grande ouverture, une simple image sera plus nette et détaillée. De plus avec une plus grande focale, une simple image sera plus grossie sur l’astre, attention de ne pas grossir plus que ce que votre télescope ou votre objectif ne pourrait, sinon l’image deviendra floue et terne. Le grossissement maximum peut être calculé en faisant l’ouverture en millimètre fois 2, et pour un télescope, le grossissement se calcule en divisant la focale du télescope par la focale de l’oculaire, les deux, en millimètres.

De retour chez vous

Allez dormir ! Vous l’avez bien mérité, après une nuit dehors, vous serez mieux le lendemain pour travailler sur vos images.

A partir d’ici, plusieurs choix s’offrent à vous, vous pouvez garder les vidéos telles quelles, ou faire des empilements d’images avec des logiciels spécialisés pour avoir une image plus nette et détaillé que l’ensemble de vos images. Un logiciel d’empilement astrophotographique prendra les meilleures images que vous avez produit et fera une moyenne de ces dernières afin de réduire le bruit de chacune des images et plus tard affiner l’image et la rendre plus nette.

Plus vous travaillerez vos images plus elles seront belles, en particulier les photos de nébuleuses et galaxies, si vous en avez en plus des photos planétaires. Des logiciels tels que Photoshop feront l’affaire.


 

Conclusion

L’astrophotographie, une passion et un métier pouvant être complexe ou redoutable pour quelqu’un qui y fonce tête baissée, cependant en prenant le temps d’apprendre toutes les bases, optiques, physiques, mécaniques … L’observation puis la prise photo d’objets célestes deviendra plus simple, l’observation planétaire étant plus facile et demandant relativement moins de connaissances, c’est un excellent début pour quiconque s’initie dans l’astronomie.

CREDIT IMAGE :

Enzo PEREZ (réalisé avec BLENDER)

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