Le planeur, un aéronef "sans moteur"


Le planeur est un aéronef tout comme l’avion, qui vole non pas grâce à un moteur, mais à l’aide de courant ascendants (chauds), créés par la réfraction des rayons du soleil sur Terre. Cependant, il faut toutefois réussir à faire décoller le planeur et pour ce faire, différents moyens existent. Cet article va se consacrer en particulier sur la mise en l’air des planeurs, le vol de manière générale et l’atterrissage.

Dans cet article, il n’est ni question de la préparation du vol, ni la mise en piste des planeurs, de l’entretien et des diverses et nombreuses tâches possibles en dehors de l’activité.



Les différents décollages possibles


Concernant les planeurs, il existe différents moyens de lancement, présentant chacun leurs avantages et inconvénients. L’un des deux moyens principaux de mise en l’air peut se faire à l’aide d’un avion remorqueur, qui est relié au planeur via un câble, lui permettant ainsi de le remorquer jusqu’à l’altitude voulue, avant de larguer le câble. Le second moyen est le treuil, composé d’un moteur électrique ou thermique qui enroule un câble autour une bobine à une vitesse d’environ 100 à 110 km/h. Le treuil reste le moyen le plus économique, consommant nettement moins que l’avion mais ne permettant pas de choisir sa zone de largage.

Toutefois, certains planeurs sont équipés de moteurs ou de turbos, leurs permettant d’être autonomes dans leurs décollages et phases de vol.




Décollage à l'avion







Décollage au treuil








Décollage autonome








Le vol et ses différentes phases


Selon son niveau et les conditions météorologiques, le pilote planifie son vol auparavant, se fixant ainsi des objectifs de distance, de temps. Pour un pilote débutant, une zone de vol limite lui est imposé, mais peut être révolue dès l’obtention d’une certification supplémentaire ; la formation campagne.

Comme dit précédemment, une fois que le planeur se trouve en l’air le planeur se maintient en vol grâce aux ascendances, communément appelées les « pompes » dans le jargon du vélivole. Le pilote doit par la suite aller d’ascendance en ascendance, ce qui lui permet de cheminer et d’avancer dans son vol. Un planeur peut voler pendant 10 heures si les conditions le permettent, mais soyez avertis, il n’y a pas de toilettes à bord ! Toutefois, le pilote doit se poser au maximum 30 minutes après le coucher du Soleil, le planeur n’étant pas équipé pour les vols de nuit et les ascendances disparaissant.




L’atterrissage et ses règles


Enfin, vient la dernière partie du vol, l’atterrissage se déroulant en plusieurs étapes. Tout d’abord vient la prise de terrain. N’étant pas seul en l’air le pilote doit surveiller les alentours de l’aérodrome, pour pouvoir débuter et s’annoncer à la radio en vent arrière, à une altitude minimale de 250m. L’étape de “la vent arrière” est la phase de l’atterrissage dans laquelle le pilote est parallèle à la piste, et prend des informations et préparant son planeur pour son posé.

Le pilote effectue ensuite un virage à 90° se retrouvant perpendiculaire à la piste et utilisant ses aérofreins pour régler son angle d’attaque pour son posé. Si un avion se présente également dans le circuit, le planeur sera toujours prioritaire du fait de l’absence de moteur.

Enfin, le pilote se retrouve en finale. Il est censé ne plus avoir de réglage à effectuer mais doit tout de même maintenir sa vitesse optimale d’approche (VOA), pour finir par arrondir, tirant doucement puis dirigeant le planeur aux palonniers une fois le planeur posé.



Pour des informations plus générales, je vous renvoie à l’article « Planeur VS Avion »,de Laura PAGNIER, qui aborde notamment l’aérodynamique spécifique, la voltige aérienne…




Par BILLAUD Eliott


Bibliographie relative au sujet :

  • Manuel de pilote vol à voile 14e édition

Auteur : Collectif Manuel Planeur Année de parution : 2019 Référence : 172900 I.S.B.N. : 9782364937291

  • Photos et vidéos : Sources:

Eliott Billaud, pilote planeur Victor Vivier, pilote planeur

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