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DragonFly, l'avenir de l'aviation légère ?


 

L’entreprise française Blue Spirit Aero (BSA) développe, depuis maintenant deux ans, un prototype d’avion (quadriplace) destinés aux écoles de pilotage nommé le Dragonfly. Derrière son appellation tirée tout droit d’une science-fiction, se cache en réalité un projet extrêmement intéressant en plein dans l’ère du temps. Et pour cause, il est ici question d’un avion dont la motorisation novatrice repose sur l’utilisation des piles à combustible à hydrogène. Elle ambitionne, avec ce projet, de s’inscrire durablement dans l’industrie en tant que pionnier de l’aviation décarbonée et prévoit sa première démonstration à échelle réelle avec des essais en vol pour 2024 en sachant que les premiers essais au sol son eux prévu pour l’année 2023.


Photo : BSA


Au niveau de ses caractéristiques techniques, le DragonFly sera composé d’un total de 12 moteurs, tous alimentés par des piles à combustibles et positionnés au bord d’attaque de la voilure. L’entreprise a souhaité concevoir un nouveau type de motorisation jugé plus en phase avec les besoins actuel du marché et la nécessité de prendre un virage rapide sur le plan environnemental. Ce choix s’explique également par le fait que la distribution d’énergie et ainsi répartie sur plusieurs moteurs et réduit donc drastiquement l’impact d’une défaillance sur les performances de vol en favorisant sa sécurité. En effet, si un ou plusieurs groupes motopropulseurs venaient à tomber en panne, l’avion pourrait continuer son périple et effectuer un atterrissage motorisé.


Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement des piles à combustibles, je vous invite à faire un tour sur notre article concernant le projet « zéro émission » lancé par Airbus et, vous pouvez également retrouver une liste de ces caractéristiques sur l’infographie suivante :



Par ailleurs, en 2021, le projet de Blue Spirit Aero a été sélectionné par un jury pour bénéficier d’un programme de soutien pour « l’aviation légère verte » organisé par la région Occitanie avec le pôle Aerospace Valley à hauteur de 10 millions d’euros. L’entreprise a donc pu compter sur l’aide de PME régionales, des laboratoires et des bureaux d’études. Elle continue aujourd’hui son développement en partenariat avec Dassault Systèmes via leur plateforme « Reinvent The Sky » 1 .


Enfin, sur le long terme, BSA prévoit également de nombreuses synergies entre les secteurs comme la mutualisation d’une station de remplissage d’hydrogène pour remplir les avions et pourquoi pas même des voitures !


1. Réinventer le ciel



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Maxime RIVIERE


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