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MQ-1 Predator et MQ-9 Reaper Comment ces drones ont transformé la guerre moderne ?


Une nouvelle conception de la guerre : le MQ-1 Predator


Dans les années 2000, le drone MQ-1 Predator est mis en service. Il est développé par General Atomics, une firme américaine spécialisée dans la défense aérienne ainsi que dans la physique nucléaire. Ce drone va apporter un profond bouleversement dans la façon de mener une guerre, mais va surtout lui donner une nouvelle dimension. Une guerre n’est maintenant plus simplement un affrontement sur un champ de bataille mais est devenue, et ce depuis la Guerre Froide, une guerre de technologies et de renseignements. C’est pourquoi, de plus en plus d’actions sont menées à distance, ce qui explique l’apparition de drones dans les armées.


Predator américain au Moyen-Orient, source : USAF

Le Predator est l'un des premiers drones à avoir été utilisé par l'armée américaine pour la surveillance et le renseignement. Doté d’une caméra à haute résolution ainsi que d’une caméra infrarouge un radar pour le ciblage précis, il a notamment eu un très grand intérêt au Moyen-Orient, dans la surveillance des talibans et d’Al-Qaïda, et a apporté un appui indispensable aux militaires lors d’actions menées directement au sol.


Un des avantages des drones par rapport à des avions de combat “classiques” est leur autonomie de vol. De plus de vingt heures pour le MQ-1, souvent à des altitudes élevées, cet atout lui permet à la fois d’être performant sur le terrain, tout en étant difficilement repérable par les ennemis. De plus, le fait qu’un tel appareil soit contrôlé à distance permet de ne pas directement exposer des vies humaines au danger sur des zones de conflits, ce qui devient de plus en plus important au vu de la dangerosité et la violence grandissantes des derniers conflits.



L’héritage du Predator : le MQ-9 Reaper


Depuis 2018, le MQ-9 Reaper succède au MQ-1, qui est cependant toujours utilisé pour le renseignement. Plus performant et polyvalent, le MQ-9 est équipé des dernières avancées technologiques en termes d’armement. Il est, en effet, doté d’un radar SAR-GMTI et peut, dans sa dernière configuration, être armé de missiles AGM-114 Hellfire, ce qui le rend encore plus performant lors de missions de soutien aérien.


Reaper américain, source : pinterest.com

Il est aujourd’hui majoritairement utilisé par l’armée de l’air américaine, qui en possèdeplus de 320.L’Armée de l’Air française, quant à elle, en possède environ une quinzaine. D’autres opérateurs étrangers utilisent ces drones, c’est le cas notamment de l’Espagne, du Royaume-Uni ou bien encore du Maroc. Le Reaper était également utilisé dansle programme ERAST (EnvironmentalResearch Aircraft and SensorTechnology) de la NASA, qui a pris fin en 2008, etdont le but était de développer des technologieset des appareils sans pilotes pour des missions longues.

Reaper français, source : Armée de l’Air

Reaper NASA, source : flicker.com (EI-GJB)

En France, ce drone est opéré par une équipe de quatre personnes : un pilote à distance (en charge de la mission dans sa globalité), un opérateur capteur (qui gère le guidage laser pour les missiles), un coordinateur tactique (en lien avec le commandement et assure le bon déroulement de la mission), ainsi qu’un opérateur image (qui s’occupe des images prises par le drone et de leur traitement par la suite).


Ses missions sont avant tout des missions de soutien aérien (CAS* et PR**) et de reconnaissance dans des théâtres de guerre éloignés, ce qui signifie que les opérateurs de drone peuvent se trouver à des milliers de kilomètres de leur cible. Cette distance permet aux opérateurs de surveiller de vastes zones géographiques sans risquer la vie de militaires sur le terrain.


Mais il peut agir également pour des missions de défense aérienne sur le territoire, par exemple lors d’évènements comme le défilé du 14 juillet ou bien simplement le contrôle du trafic aérien.


* CAS (Close Air Support) : frappes et actions air-sol, afin d’aider les troupes en mission et limiter leur exposition au danger

** PR (Personnal Recovery) : couverture aérienne des missions de rapatriement d’une ou plusieurs personnes afin d’assurer leur bon déroulement


Les drones de combat : une technologie controversée


Malgré le fait que les drones ont révolutionné les théâtres de guerre partout dans le monde et qu’ils aient apporté une très forte contribution dans les nouveaux types de confits, l’utilisation des drones pour mener des frappes aériennes ciblées est très critiquée à cause des dommages collatéraux qu’un tel drone peut engendrer, notamment sur les populations civiles ou les infrastructures publiques, la guerre en Ukraine en est un bon exemple.

Et vous que pensez-vous du fait que l’armée puisse utiliser des drones aussi performants et redoutables ?


Sources utilisées :

Pour aller plus loin sur le sujet :

Article sur l’utilisation des drones dans des conflits armés partout dans le monde :

Vidéo exemple d’utilisation d’un MQ-1 en mission en Afghanistan :

Article sur l’usage des MQ-9 en Ukraine :

Vidéo sur le MQ-9 :






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